lundi 21 juin 2010

Essaouira, l’île de Mogador


L’île de Mogador, située non loin de la ville actuelle d’Essaouira sur l’océan atlantique, recèle les traces d’une installation remontant à l’époque phénicienne.

Il s’agit du site phénicien le plus extrême à l’ouest de la Méditerranée occidentale. Les premières fouilles archéologiques, effectuées en 1950, ont permis de récolter sur le site des pièces de monnaies, des fragments en céramique et d’amphores d’époque romaine. Les sondages ouverts sur le site en 1951 ont mis au jour, à plus de deux mètres de profondeur, un matériel nettement plus ancien (lampes puniques, épigraphie sémitique). Les fouilles entreprises entre 1956 et 1959 ont mis au jour, dans les niveaux inférieurs, une abondante céramique phénicienne, accompagnée de fragments d’amphores grecques et de vases chypriotes du VIIème siècle av. J.-C., ce qui permet de remonter la première occupation du site à la deuxième moitié du VIIème – début du VIème s. av. J.-C

Au Vème siècle, le site de Mogador semble être abandonné au moment même où la pénétration punique s’accentue dans le nord du Maroc, seules quelques amphores prouvent que l’île est encore, épisodiquement, fréquentée avant l’installation maurétanienne. A Mogador sont situées les îles purpuraires du roi Juba II. Au cours des travaux de 1957 une grande habitation maurétanienne fut découverte, elle sera remaniée et agrandie à l’époque romaine.


lundi 14 juin 2010

Essaouira, histoire de la ville

Dès le moyen age, les Navigateurs Portugais y créaient un comptoir qu’ils nommaient Mogador…de là ils exportent le sucre…. Les pirates en fonts aussi une de leur base arrière.
En 1765, le sultan alaouite Sidi Mohammed Ben Abdellah fait construire à Mogador un port pour développer le commerce vers l’Europe et l’Amérique.
Le sultan fait appel aux services d’un ingénieur français originaire d’Avignon, Théodore Cornut pour dessiner le plan de cette agglomération. Seule cité de l’ancien Maroc à bénéficier d’un plan d’urbanisme, cette nouvelle ville sera baptiser Essaouira, « la bien dessinée »
Théodore Cornut, dessina des remparts à la Vauban, des rues larges et
rectilignes et trois quartiers principaux destinés à accueillir respectivement les musulmans, les juifs et les chrétiens. Pour ces derniers on bâtissait même des maisons d’inspiration européenne avec plusieurs étages et de larges fenêtres extérieures.
Depuis sa fondation au XVIIIème siècle et jusqu'au début du XXème siècle, Essaouira a joué un rôle fondamental en tant que port international d’échange commercial entre le Maroc et le reste du monde. Plusieurs consulats ainsi que des négociants de différents pays s'y sont établis.
Comme toutes les centres historiques du Maroc Essaouira recèle d’importants monuments historiques de grande valeur architecturale :Les remparts, La Sqala de la médina, le bastion de Bab Marrakech, les portes de la médina et la Mosquée Ben Youssef.

mercredi 9 juin 2010

Essaouira, les remparts

Où dormir à Essaouira?

La muraille de la ville d’Essaouira marie deux systèmes défensifs.
Le premier se développe côté terre ferme et porte les traits de l’architecture militaire marocaine. Il s’agit d’une ligne de remparts flanquée de tours barlongues et percée de portes monumentales de type alaouite.
Le second, protége la ville côté océan, ici l’architecture est franchement de type européen et porte en lui les caractéristiques de Vauban.

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